« J’ai contracté le virus Ross River pendant mon WHV Australie »

Morgane, rédactrice pour WHV Australie, a eu l’occasion de s’entretenir avec Céliane qui a vu son WHV Australie débuter de façon particulière. Peu après son arrivée, elle a été infectée par le virus Ross River, une épreuve difficile… Aujourd’hui, elle vous partage son expérience afin de sensibiliser les futurs voyageurs aux risques sanitaires en Australie et de souligner l’importance cruciale d’une assurance PVT pour vous protéger tout au long de votre séjour…

08/05/2024

Avant toute chose, qu’est-ce que le virus Ross River ?

Ce virus, transmis par les moustiques, est bien connu par les australiens, mais reste peu familier pour les touristes et pvtistes venus des quatre coins du monde. Pourtant, ce virus touche près de 4 000 personnes chaque année (données reportées sur la période de 1993-2011), avec une prévalence marquée dans l’est de l’Australie, en particulier dans l’État du Queensland où la majorité des cas sont répertoriés.

Les symptômes du virus Ross River peuvent être sévères, incluant des éruptions cutanées, des démangeaisons, des courbatures, des nausées et de la fièvre. Dans les cas les plus graves, ces symptômes peuvent persister jusqu’à un an. À ce jour, il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique pour ce virus.

Nous tenons particulièrement à remercier Céliane qui a généreusement partagé son expérience avec nous. Son témoignage vise à mieux informer sur ce virus et à sensibiliser les voyageurs aux précautions nécessaires à prendre en WHV Australie.

Morgane : Bonjour, Céliane peux-tu te présenter ?

Céliane : J’ai 27 ans, je suis originaire du sud-ouest de la France, du Pays Basque et native des Landes en Vendée. En France, avant mon départ en WHV Australie, j’étais vendeuse en magasin de sport.

Morgane : Est-ce que tu peux nous parler de tes projets en Australie ?

Céliane : J’ai quitté ma vie en France parce que j’avais l’envie de partir, travailler et vivre une aventure à l’étranger. C’est comme ça qu’est venue l’idée de faire un PVT. C’est un projet que j’ai avec mon copain et on avait plusieurs objectifs, on voulait découvrir le pays, sa faune, sa flore et aussi un nouveau mode de vie. Dans l’idée, on voulait aussi pouvoir mettre de l’argent de côté pour pouvoir bien voyager.

Aujourd’hui, ça fait 3 mois que nous sommes arrivés en Australie pour commencer notre aventure.

Morgane : Comment s’est passée votre arrivée en Australie ?

Céliane : Tout s’est très bien passé. On a rapidement réalisé nos démarches administratives : ouverture de compte bancaire, forfait téléphonique, demande de TFN.

Après 10 jours sur place, on avait déjà trouvé notre 4×4 puisqu’on avait commencé nos recherches avant notre départ. Ensuite, on a mis environ 1 mois à trouver du travail dans un camping en tant que barman le week-end et housekeeper la semaine. C’est un job super polyvalent, qui nous permet de faire plein de choses. On est en plein cœur du parc national de Noosa, dans un cadre génial, entouré par les kangourous, les oiseaux, etc.

Morgane : À quel moment as-tu attrapé le virus Ross River ?

Céliane : Quelque temps après notre arrivée. On a vécu 7 jours à Brisbane, puis on est allé sur la Gold Coast. Nous sommes partis à la recherche de fermes. Un soir, on est allé bivouaquer au bord d’un lac. Il y avait énormément de moustiques… Très vite, j’ai eu les jambes couvertes de piqûres, des plaques rouges se sont étendues sur mon corps. J’avais vraiment des pics de démangeaison très intense. Je pense que c’est ce soir-là que j’ai attrapé le virus.

Morgane : Quels ont été tes symptômes ?

Céliane : Au début, j’ai vraiment cru que c’était une isolation. En tout cas, les symptômes étaient assez ressemblants. Il faut dire que ça faisait 1 semaine que nous étions en Helpx en plein Bush, on a travaillé sous la chaleur, on a coupé des branches, des palmiers sous le soleil australien. Alors, quand je me suis réveillée, j’ai tout de suite pensé à ça.

Au niveau des symptômes, le premier jour, je ne pouvais plus marcher, bouger mes membres. Je pleurais de douleurs… Mais on ne s’est pas trop inquiétés, pensant que c’était une insolation et que ça allait passer.

Je me souviens, le soir, je n’arrivais même pas à monter sur l’échelle de notre rooftop tent. Le lendemain, j’ai fait un malaise, je ne pouvais toujours pas marcher, tellement j’étais mal. J’ai commencé à avoir peur…

Le troisième jour, ce n’était toujours pas passé… J’ai décidé de prendre rendez-vous chez un médecin.

Morgane : Comment s’est passé ton rendez-vous ?

Céliane : J’ai pu prendre rendez-vous en ligne, j’ai un peu galéré à trouver un médecin disponible dans la journée. Ensuite, je me suis rendue au cabinet. J’ai détaillé mes symptômes au médecin : douleurs aux articulations, fièvre, malaise, démangeaisons, etc. Il m’a tout de suite parlé du virus Ross River, parce qu’à ce moment-là, moi, je ne savais toujours pas ce que j’avais…

Pour confirmer son diagnostic, j’ai dû faire une prise de sang. 2 jours plus tard, je suis retournée récupérer mes analyses et j’étais bien positive au virus Ross River.

Morgane : Tu as eu un traitement spécifique ?

Céliane : Heureusement, j’ai eu un cas « léger ». J’ai été sous anti-inflammatoires pendant quelque temps pour pouvoir calmer les douleurs… En plus du traitement, j’ai pris quelques compléments alimentaires et de la vitamine C ainsi qu’une cure pour booster mes défenses immunitaires.

On va dire que pendant 1 mois, je n’étais vraiment pas bien, aujourd’hui ça commence à aller mieux heureusement.

Grâce aux anti-inflammatoires, j’ai pu travailler. Et heureusement… C’était le début de notre WHV, donc autant dire que dans l’état dans lequel j’étais au début, je n’aurais pas pu travailler. Avec les médicaments, ça m’a beaucoup aidé, même si moralement, c’était quand même compliqué…

Morgane : Au niveau des frais, combien ce suivi médical t’a coûté ?

Céliane : Honnêtement, le rendez-vous médical est plutôt expéditif par rapport au coût qu’il représente…

Globalement, en attrapant le virus Ross River, j’en ai eu pour plus de 500 $AU de frais pour pouvoir me soigner :

  • La première consultation : 250 $AU
  • La prise de sang : 200 $AU
  • La deuxième consultation (pour récupérer les résultats et l’ordonnance) : 90 $AU (environ)
  • Les médicaments : 30 $AU
  • Les vitamines et compléments alimentaires : 100 $AU (environ)
  • Morgane : Heureusement, tu avais une assurance PVT

    Céliane : Il y a vraiment des gens qui partent sans assurance ? Pour moi, c’est tellement risqué de ne pas prendre d’assurance, c’est essentiel lorsqu’on part à l’autre bout du monde…

    Encore, je m’en sors bien au niveau des frais. J’ai une amie qui avait passé une nuit aux urgences, à la suite d’un problème de santé en Australie, elle en a eu pour 1 600 $AU… autant dire que c’est vraiment essentiel d’en avoir une.

    Il faut aussi avoir conscience, qu’il faut avancer les frais médicaux. Donc, il faut vraiment avoir au minimum les recommandations requises par le gouvernement australien pour pouvoir partir. Nous, avec mon copain, on est parti avec 5 000 € chacun, en excluant ce qu’on avait payé avant (billets d’avion, assurance, visa, etc). Pour la voiture, nous avons dépensés environ 2 800 € chacun. On avait donc suffisamment d’argent de côté en cas de besoin, le temps de trouver un travail.

    Pour vous accompagner dans l’organisation de votre aventure, nous vous avons listé les dépenses incontournables pour pouvoir construire votre projet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre article Quel budget pour un WHV Australie ?

    Pour le coup, ça nous a été utile… Parce que mine de rien, toutes ces dépenses accumulées, ça fait un petit budget…

    Pour rappel, l’assurance PVT est obligatoire lorsque vous partez en WHV Australie. Si vous n’avez toujours pas souscrit à une assurance, profitez vite de notre bon plan avec Globe PVT.

Morgane : Quels conseils donnerais-tu aux futurs pvtistes sur la prévention de cette maladie ?

Céliane : Pour éviter d’attraper le virus Ross River, pensez à bien mettre du répulsif (même par-dessus vos vêtements) pendant votre WHV Australie, mettre des manches longues et faire très attention près des rivières.

Pensez aussi à prendre tous les documents rattachés à vos rendez-vous médicaux, vos ordonnances, vos factures. Je conseille vraiment d’imprimer les documents rattachés à votre contrat d’assurance et au processus de remboursement des frais médicaux. Ça évite de devoir s’en occuper en étant sur place.

Aussi, il ne faut pas sous-estimer les problèmes. Dès que vous ne vous sentez pas bien, pensez à consulter un médecin. Il faut vraiment voir un professionnel, même s’il y a des frais. C’est vrai en Australie, mais c’est pareil partout, il y a des maladies qu’on ne connaît pas forcément, donc on peut vite être surpris…

Morgane : Est-ce que cette expérience a changé ta perspective sur la santé quand tu voyages à l’étranger ?

Céliane : Ce qui est fou, c’est qu’avant de partir, on avait jamais entendu parler de ce virus… En arrivant en Australie, on a bien vu qu’il y avait pas mal de moustiques, c’était chiant, mais pas vraiment grave. Pourtant, ce virus existe, je peux en témoigner !

J’avais déjà voyagé avant, donc on est parti avec une bonne trousse à pharmacie pour faire face à tout type de problème sur place. Maintenant, je me rends compte que je vois les choses un peu différemment. Je fais plus attention.

Dans tous les cas, peu importe où je vais voyager, pour un long voyage ou un PVT, je prendrais toujours une assurance !

Morgane : Tu vas mieux maintenant ?

Céliane : Je vais mieux aujourd’hui. Ce problème de santé ne m’a pas empêché de travailler. On a dû adapter pendant quelques temps notre WHV, en évitant les randos, les activités sportives, etc. Maintenant, j’ai encore quelques tensions, principalement sur les articulations, mais je peux faire du sport, surfer, courir, etc.

On est resté positifs, on s’est dit que ça allait aller. En tout cas, j’avais à cœur de témoigner pour partager cette expérience à d’autres pvtistes…

Morgane : Merci beaucoup Céliane, profite bien de la suite de ton aventure !

Commentaires (2)
Sophie
|
13/05/2024
|
17:42

Merci pour ce témoignage, je ne connaissais pas ce virus et c’est bon à savoir. Bon rétablissement à Céliane 🙂

editor
|
14/05/2024
|
16:55

Ce virus est souvent méconnu des pvtistes ! Et pourtant… Il peut faire des dégâts 😔

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