Entrons maintenant dans le vif du sujet. Trouver un job en fruit picking n’est pas compliqué car la main-d’oeuvre est très recherchée avant ou pendant les périodes de récolte. Cependant, vous pouvez faciliter vos recherches en suivant les méthodes les plus communes et efficaces.
Si vous disposez d’un véhicule dans lequel vous pouvez dormir, cela est d’autant plus apprécié par les recruteurs. Le responsable de l’exploitation peut ainsi vous proposer un emplacement directement sur son terrain.
L’Australie n’est pas un el dorado. Parfois, la recherche d’emploi, même dans les fermes, peut être un vrai parcours du combattant en raison de la concurrence importante sur le territoire. Prenez votre mal en patience, n’abandonnez pas et n’attendez pas d’être financièrement dans le rouge pour commencer à chercher un travail.
Les bonnes pratiques
Notre carte interactive
Si vous souhaitez réaliser vos recherches plus rapidement, consultez notre carte interactive disponible sur notre site : whvaustralie.com. Actuellement, notre carte recense plus de 880 fermes à travers l’ensemble du territoire australien.
Pour chaque ferme, vous saurez :
- le nom,
- l’État,
- l’adresse postale précise,
- le type de récolte et la période de récolte,
- parfois, vous en saurez plus sur les opportunités d’emplois offertes par les fermes,
- le site internet,
- la page Facebook,
- l’e-mail et le numéro de téléphone (lorsqu’ils sont disponibles).

Nous vous proposons un outil complet recensant différents lieux clés pour trouver un emploi : fermes, fermes solaires, élevages, centres équestres et établissements recevant du public, identifiés par code couleur. On vous laisse la consulter ici : Trouver un job en ferme en Australie – Carte interactive 2026.
Aller directement dans les fermes
Cette pratique est généralement très appréciée par les recruteurs en ferme. Se rendre sur place n’est pas toujours évident, surtout pour les fermes très isolées. Vous aurez donc certainement besoin de vous déplacer avec un véhicule, ou celui d’un ami (si vous êtes plusieurs pvtistes à chercher un emploi ensemble par exemple).
Les journaux et les panneaux « we’re hiring »
Pensez à consulter les annonces dans les journaux locaux. C’est une pratique qui se perd de plus en plus, mais qui peut s’avérer encore utile !
Soyez également attentif, certaines fermes affichent des panneaux indiquant si elles recherchent ou non des travailleurs. Vous pourrez par exemple voir des mentions comme « no workers needed » ou, au contraire, « open to work ». Veillez à respecter ces indications et à ne pas solliciter les exploitations qui précisent ne pas recruter.
Les « contractors »
Certaines fermes australiennes travaillent avec ce type d’agences appelées « contractors ». Si jamais vous postulez auprès de plusieurs fermes dans une même région et que le nom de l’agence avec laquelle ils travaillent revient à de nombreuses reprises, n’hésitez pas à entrer directement en contact avec eux. Les agences ont tendance à travailler pour des fermes se situant dans des régions relativement isolées.
Si vous passez par un contractor, ce dernier s’occupera parfois des démarches administratives (TFN, superannuation…). Toutefois, nous vous recommandons de réaliser vous-même vos démarches administratives à votre arrivée, pour être tranquille.
Néanmoins, devenir contractor en Australie peut être très simple car il suffit de posséder un ABN. En d’autres termes, presque « n’importe qui » peut devenir un contractor. Même s’ils sont nombreux à respecter la loi et à être professionnels, ce n’est pas le cas de tous. Nous tenons à vous mettre en garde. Pensez à faire des recherches sur eux et à regarder les avis !
Plusieurs États australiens ont instauré des systèmes d’enregistrement pour ces contractors
Parmi eux :
- Queensland
- Victoria
- South Australia
- Australian Capital Territory
Ils sont alors tenus d’obtenir une licence pour exercer leur activité. D’après ces réglementations instaurées récemment, les sociétés ne sont pas autorisées à engager des travailleurs indépendants qui ne possèdent pas de licence appropriée pour exercer leur métier. Les licences sont destinées à éviter aux travailleurs d’être exploités par ces contractors. Ces derniers sont obligés de respecter les lois existantes, notamment en matière de rémunération, d’acquittement des impôts ou de retraite complémentaire.
Le bouche-à-oreille
En étant pvtiste, vous serez sûrement amené à rencontrer d’autres backpackers pendant votre aventure. Ils sont nombreux à partager leurs astuces et parfois même, le contact de leurs employeurs en fermes. Le réseau est souvent la clé du succès en Australie !
Les agences d’interim (labour hire providers)
Vous avez également la possibilité de passer pas des agences d’intérim pour faciliter vos recherches. Elles sont très nombreuses en Australie et parmi elles vous retrouverez :

Les plateformes d’emploi
Souvent indispensables dans la recherche de travail en Australie, les sites d’emplois sont particulièrement utilisés par les pvtistes.
Parmi eux, le gouvernement australien a lancé le site WorkForce Australia, qui comprend une section spéciale pour la recherche de jobs en ferme. Il vous suffit simplement d’indiquer l’État, la ville et les fruits et légumes de votre choix.
Certains mots clés peuvent vous aider à affiner vos recherches : farm work, fruit picking, harvest, farmhand, rural labour, picking, packing, thinning, pruning, vineyard worker, orchard worker, vegetable farm, etc.
Vous pouvez aussi rechercher par culture spécifique ou par missions (notamment si vous avez de l’expérience) : tractor driver, irrigation, cattle station, livestock, etc.
De nombreux autres sites peuvent vous aider :
- Yellow Pages (les pages jaunes) ;
- Costa Group ;
- Agrilabour ;
- Gumtree (dans la catégorie « Farming & Veterinary ») ;
- Backpacker Job Board ;
- Seek.
Si vous avez besoin de conseils pour votre CV et la rédaction de votre lettre de motivation, ces sites pourront vous êtres utiles :
- The Australian National University ;
- The University of Melbourne ;
- The University of Sydney ;
- Monash University.
Les working hostels
Il est également possible de chercher un emploi en passant par des auberges de jeunesse spécialisées, qu’on appelle des working hostels. Ces auberges facilitent la connexion entre vous et les agriculteurs qui recherchent des travailleurs dans les environs. Cela vous permettra donc de centraliser votre recherche d’emploi et de logement.
Dans certaines villes, l’option de louer une chambre dans un working hostel est l’une des seules manières de dénicher un emploi, lorsque tous les agriculteurs de la région ont opté uniquement pour cette méthode de recrutement.
Ces auberges peuvent parfois être perçues négativement, car leurs gérants n’ont pas toujours l’honnêteté de vous avouer que le travail est devenu rare ou qu’il y a, au moment où vous vous y trouvez, trop de travailleurs par rapport aux besoins. De nombreux pvtistes partagent leur expérience d’être allés dans ces hostels, en particulier à Bundaberg et Mildura, avec l’espoir de décrocher rapidement un job. Cependant, ils se sont retrouvés à payer pour leur logement sans avoir travaillé ne serait-ce qu’une journée de la semaine. Dans des situations plus compliquées, les employeurs et les gérants d’auberges collaborent pour offrir une rémunération assez conséquente pour couvrir le logement et une modeste alimentation, mais pas assez pour permettre aux employés d’économiser de l’argent.
Si vous passez par des working hostels, vous n’aurez pas votre mot à dire concernant le travail qu’ils vous proposent. Vous aurez l’obligation de travailler pour la ferme/l’entreprise qui vous est proposée.
Attention aux arnaques !
Bien que la plupart des fermes agricoles en Australie soient conformes à la loi, le domaine du fruit picking attire aussi l’intérêt d’employeurs malintentionnés qui profitent du manque d’expérience des nouveaux travailleurs. Ces abus touchent surtout les travailleurs étrangers, en particulier ceux qui possèdent un PVT et qui sont mal renseignés sur leurs droits.
Retrouvez tout ce qu’il faut savoir dans notre article dédié : Comment éviter les arnaques à l’emploi en WHV ?
Les fermes pour renouveler son visa
Si vous avez pour projet de renouveler votre PVT pour une deuxième ou troisième année en Australie, c’est tout à fait possible !
Il vous sera simplement demandé d’avoir effectué un nombre déterminé de jours de travail dans des zones et secteurs particuliers. Parmi ces secteurs, se trouve, bien entendu, le fruit picking et plus largement, les emplois qui touchent à l’agriculture : « plant and animal cultivation in regional Australia ».
Pour être éligible à un deuxième ou troisième PVT, vous devez avoir effectué vos 88 jours (pour une deuxième année) ou vos 179 jours (pour une troisième année) de travail dans un emploi dit “spécifié” (specified work).
Ces jours doivent être réalisés :
- dans une zone éligible,
- dans un secteur éligible (l’agriculture par exemple).
Si vous souhaitez vérifier l’éligibilité de votre emploi, vous pouvez vous rendre sur le site du gouvernement ou directement sur notre article dédié : Quels emplois comptent pour le renouvellement du WHV Australie ? et vérifier directement le code postal de votre emploi !
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