Dans le domaine du fruit picking, la rémunération varie beaucoup d’un poste à l’autre. Plusieurs éléments influencent votre salaire : la pénibilité du travail, les compétences requises ou encore le mode de paiement choisi par l’employeur (à l’heure ou à la pièce, avec toujours un plancher fixé par la loi).
Les salaires minimums dans les exploitations agricoles, que ce soit pour la cueillette de fruits, le travail dans les vignes ou d’autres activités horticoles, sont encadrés par des conventions collectives appelées awards.
Ces accords définissent le revenu minimum selon différents critères : votre âge, le type de contrat et parfois même le moment de la journée ou de l’année où vous travaillez.
La plupart des travailleurs saisonniers, notamment les pvtistes, sont embauchés sous contrat casual, c’est-à-dire en tant qu’employés temporaires. Ce statut ne donne pas droit aux congés payés ni aux congés maladie, mais il prévoit une compensation financière : un supplément de 25 % ajouté au taux horaire de base.
Ainsi, deux modes de rémunération sont possibles :
- soit à l’heure : plus fiable ;
- soit au rendement (aussi appelé “à la pièce”) : mais jamais en dessous du minimum légal du secteur !
Bon à savoir : la Fair Work Commission a décidé que les travailleurs saisonniers (de 20 ans ou plus) travaillant dans le fruit picking (ce qui englobe la plupart des pvtistes) auront désormais un salaire minimum supérieur au salaire minimum national. Cela correspond ainsi au salaire minimum australien, avec en plus, cette fameuse majoration de 25 % pour les casual employees, c’est-à-dire les travailleurs qui n’ont pas un volume d’heures de travail fixe par semaine (par exemple, dans le fruit picking, vous pourrez peut être ne pas travailler pendant plusieurs jours à cause de la pluie ou du fait qu’il n’y ait pas assez de fruits à cueillir car ils ne sont pas encore mûrs).
Les types de salaires
La rémunération à l’heure
C’est un système de paiement plus rassurant. C’est-à-dire que vous effectuez un certain nombre d’heures de travail et à la fin de chaque semaine, vous recevez votre salaire en fonction de ces heures. Dans la plupart des cas, votre rémunération sera au niveau du salaire minimum.
Pour comprendre votre salaire, il est essentiel de savoir de quel award vous êtes dépendant. Par exemple, pour les postes en horticulture, les travailleurs sont soumis à la Horticulture Award. L’award peut également être différent si vous changez d’activité, notamment si vous travaillez dans les vendanges par exemple. Dans ce cas, vous dépendez du Wine Award [MA000090]. Pensez à vous informer !
Le paiement au rendement
Depuis plusieurs années, la Fair Work Commission a supprimé la possibilité d’être payé uniquement au rendement. Vous êtes toujours assuré d’un taux minimum, quel que soit votre contrat.
Le rendement permet simplement de gagner davantage si vos performances sont élevées. Un accord écrit et signé par l’employeur et l’employé est obligatoire : car sans preuve écrite, le paiement à l’heure s’applique automatiquement.
Pour résumer les types de salaires
Travailleurs « casual » : votre rémunération dépend de la performance, mais elle ne peut pas être inférieure au salaire minimum applicable à un employé à temps plein, soit 31,19 $/h depuis le 1er juillet 2025 pour les personnes âgées de 20 ans et plus. Les travailleurs de 18 et 19 ans bénéficient d’un salaire minimum inférieur.
Il est tout de même important que vous soyez conscient de plusieurs aspects :
- Il est courant de ne pas être très performant lors des premiers jours : les employés expérimentés en fruit picking finissent par acquérir des mouvements rapides et efficaces au fil du temps.
- N’hésitez pas à demander des conseils aux autres ou à consulter votre supérieur pour apprendre à travailler plus efficacement.
- Initialement, ce que vous gagnez risque de se rapprocher du salaire minimum légal, mais plus vos résultats seront bons, plus votre salaire sera susceptible d’augmenter.
Quand serez-vous payé ?
En général, en fruit picking, vous êtes payé à la semaine. En fonction de votre employeur, vous pouvez être payé par virement ou en liquide (les chèques sont plus rares).
Le plus important est d’avoir une trace de cette rémunération pour ensuite prouver que vous avez bien réalisé vos 88 ou 179 jours de ferme si vous souhaitez renouveler votre PVT et si votre ferme est éligible. Pensez à vérifier que votre employeur cotise correctement pour vous à votre Superannuation. C’est une cotisation obligatoire !
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